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Actualités

Cuisine ouverte ou fermée : comment trancher vraiment

Par Mélanie Montagne, le 11/08/2026.
Salon aménagé sur-mesure — Projet LES ALOUETTES

C'est probablement la décision la plus discutée d'un projet de rénovation. Abattre le mur de la cuisine ou le garder ? La cuisine ouverte s'est imposée comme une évidence depuis vingt ans — au point qu'on oublie parfois de se demander si elle convient vraiment.

La réponse honnête : ça dépend. Mais ça dépend de critères précis, qu'il vaut mieux examiner avant les travaux qu'après.

Ce que l'ouverture apporte réellement

Une cuisine ouverte transforme la circulation et la lumière. Dans un appartement traversant, elle permet à la lumière du jour d'atteindre des zones qui en étaient privées. Elle agrandit la perception du volume, sans ajouter un mètre carré.

Elle change aussi la vie sociale du logement. Cuisiner cesse d'être une activité isolée : on reste avec ses invités, on garde un œil sur les enfants, on discute pendant la préparation. Pour beaucoup de familles, c'est l'argument décisif.

Ce dont on parle moins

Trois inconvénients reviennent systématiquement chez les personnes qui ont ouvert leur cuisine.

Le bruit. Une hotte, un lave-vaisselle, un robot : dans un espace ouvert, tout s'entend. Pendant qu'on regarde un film, ce n'est pas neutre.

Les odeurs. Une hotte performante limite le problème sans l'éliminer. Les textiles du salon — canapé, rideaux, tapis — retiennent les odeurs de cuisson.

Le désordre permanent. C'est le point le plus sous-estimé. Une cuisine ouverte est visible en permanence, y compris la vaisselle sale du dîner de la veille. Elle impose une discipline de rangement que tout le monde n'a pas envie de tenir.

Les questions qui tranchent

Plutôt que de trancher dans l'abstrait, quatre questions donnent généralement la réponse :

  • Cuisinez-vous beaucoup, et quoi ? Des plats mijotés, des fritures, une cuisine très aromatique s'accommodent mal d'un espace ouvert.
  • Combien de personnes vivent là ? Plus le logement est occupé, plus le bruit et le désordre pèsent.
  • Le salon sert-il aussi de bureau ? Si oui, le bruit devient un vrai sujet.
  • Quel est votre rapport au rangement ? Répondez sincèrement. C'est le critère le plus prédictif.

La troisième voie

Le débat est souvent posé comme binaire. Il ne l'est pas.

Entre le mur plein et le plateau ouvert, il existe toute une gamme de solutions intermédiaires : verrière atelier, ouverture partielle sur un pan de mur, cloison vitrée coulissante, îlot qui marque la séparation sans la fermer, arche murale. Ces dispositifs laissent passer la lumière et le regard tout en contenant le bruit et les odeurs.

Dans la pratique, c'est cette voie intermédiaire qui satisfait le plus durablement — parce qu'elle ne demande pas de renoncer à l'un ou l'autre.

Le détail d’architecte

Si vous ouvrez, traitez la cuisine comme du mobilier, pas comme de l'électroménager. Façades sans poignées, plan de travail qui prolonge une ligne existante, teintes accordées au séjour, électroménager intégré : une cuisine ouverte réussie est une cuisine qui ne ressemble pas à une cuisine depuis le canapé.

Un point technique à vérifier tôt

Tous les murs ne s'abattent pas. Un mur porteur nécessite une étude structure et la pose d'une poutre — c'est faisable, mais cela change le budget et le calendrier. En copropriété, l'accord du syndic est requis.

Mieux vaut le savoir au moment de dessiner les plans qu'au moment du devis.

Voir des cas concrets

Chaque configuration appelle une réponse différente : la rénovation d'un 80 m² à Lyon 6e, un appartement de 99 m² à Lyon 2e ou un 90 m² à Lyon 1er n'ont pas été traités de la même manière.

Si vous hésitez sur votre propre configuration, parlons-en. Un plan et deux ou trois hypothèses dessinées valent souvent mieux que des semaines d'hésitation. Découvrez aussi nos prestations d'architecture d'intérieur et d'agencement sur-mesure à Lyon.

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